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mariloubiz

«Je suis en amour avec mon nouveau vieux meuble déniché chez Arté à Montreal, un marché aux puces que j’ai découvert y’a quelques jours. Je suis quand même contente quand j’y penses, de contribuer à stopper le cycle incessant de la consommation en récupérant des objets qui sont encore tout à fait fonctionnels. Le proprio m’expliquait qu’il gère les centres de réemploi des 7 écocentres de la ville de Montréal. Du nouveau stock arrive donc par camion toutes les semaines. Les articles récupérés sont transportés à l’entrepôt, où ils sont triés et classés pour être revendus à (très!) bas prix. On doit négocier aussi, parce que c’est l’activité pref du proprio qu’il m’a dit. Je suis vraiment vraiment pas bonne, en passant.»

Marie Lou (Trois Fois Par Jour) sur sa page Instagram, le 28 juin 2017  mariloubiz


Dans les coulisses de la récup

Fabienne Couturier La Presse 15 avril 2017

La saison des déménagements approche à grands pas. Pour plusieurs, c’est le moment de se débarrasser de ce qui encombre la maison. Si bien des gens se tournent vers les friperies ou l’Armée du Salut pour donner une seconde vie à leurs objets, d’autres les déposent tout bonnement à l’écocentre de leur quartier, comme de vieux débris. Mais tout ne prendra pas le chemin du site d’enfouissement pour autant. Il s’en faut.

À l’ombre de l’École de technologie supérieure, dans Griffintown, une petite rue résiste on ne sait trop comment à la spéculation immobilière. Là, entre une vieille maison de briques rouges et ce qui semble un atelier désaffecté, se trouve un entrepôt presque anonyme aux fenêtres poussiéreuses. Une porte de garage marquée d’un grand « A » et du sigle ARTE, une petite porte bleue portant la même enseigne, voilà tout ce qui distingue ce bâtiment de ses voisins décrépits. Mais poussez seulement cette porte bleue.

Rien ne vous prépare au choc que vous allez vivre. C’est ici qu’aboutit tout, absolument tout ce qui a été déposé dans l’un des sept écocentres de Montréal depuis près de 10 ans. Enfin, tout ce qui était le moindrement réutilisable, réparable et, bien sûr, revendable : meubles, articles de sport, jouets, bibelots, vêtements, lustres, livres… tout ! Cela s’empile, monte à l’assaut des murs, dessine des couloirs, forme un labyrinthe poussiéreux qui étouffe les sons.

Ici, un vertigineux corridor de chaises empilées jusqu’au plafond (haut, le plafond). Là, un poêle à bois vert avec un morceau qui pend. Ailleurs, un véritable autel d’église, deux pianos édentés, un harmonium asthmatique. Plus loin, des matériaux de construction, des piles de vaisselle, des alignements de globes multicolores. C’est comme ça sur les 13 000 pi2 de l’immeuble, et cela fait les délices des accessoiristes de théâtre et de cinéma autant que des chineurs occasionnels et des collectionneurs.

Le responsable de ce joyeux capharnaüm s’appelle Stéphane Tremblay. Natif de Chicoutimi-Nord, il a migré à Montréal en 1991 pour étudier en design de mode au Collège LaSalle. Après cinq ans à travailler comme designer patroniste, l’envie lui a pris de lancer sa propre entreprise. Il a suivi une formation en ce sens au Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO) et, quelque temps plus tard, après deux ans à travailler comme préposé au triage à l’écocentre Eadie, dans le Sud-Ouest, il a décroché le contrat de gestion de ce centre. Puis d’un autre. Et d’un autre encore.

De fil en aiguille, il s’est retrouvé responsable des sept écocentres de Montréal, où son entreprise, ARTE (Artisans du renouveau et de la transformation écologique), récupère tout ce qui peut être récupéré.

Insertion professionnelle

ARTE ne fait pas que favoriser le réemploi des objets. Elle donne aussi de l’emploi à des gens qui, autrement, n’en auraient pas. Au plus fort de la saison, en été, Stéphane Tremblay compte sur une équipe de 14 personnes, toutes aux prises avec des problèmes de santé mentale et en processus d’insertion avec l’OBNL L’Arrimage.

À 47 ans, Stéphane Tremblay a encore l’allure d’un ado, et il en a la fougue aussi. Son bureau déborde d’objets trop précieux ou fragiles pour être entreposés avec le reste, comme ces deux magnifiques secrétaires en marqueterie, en vente pour 2700 $ chacun, ou ce lustre Art déco, qu’il évalue à environ 250 $. Comment fixe-t-il le prix des choses ?

« On va voir sur internet, chez les antiquaires, et on demande 30 %, 35 % de moins. À force d’en voir, aussi, on finit par connaître ça un peu… »

— Stéphane Tremblay, directeur d’ARTE

Mine de rien, son chiffre d’affaires, en 2015, a atteint 305 000 $, et il estime que, dans la même période, 130 000 tonnes de marchandise ont transité par son entrepôt, soit 40 000 de plus qu’en 2014. C’est dire si la brocante a de l’avenir !

Dans pareil bric-à-brac, on peut tout trouver… ou rien du tout ! Si l’on cherche quelque chose en particulier, on peut se fier à Stéphane Tremblay, qui connaît son stock par cœur. On pourrait même dire avec le cœur, tant il semble passionné par ce qu’il fait.

Autrement, on peut se contenter d’errer au hasard dans ces allées surréalistes, de se laisser attirer par un lustre de porcelaine rococo, un tableau anonyme, une chaise qui ouvre les bras…

 

ARTÉ : coffre aux trésors de Griffintown

14 août 2015, par Avryl

Non loin de la rue Notre-Dame où règnent les antiquaires depuis plus de 30 ans, se cache un joyau bien gardé : ARTÉ, 270, rue Murray à Griffintown. (À 2 pas, en fait, du Murray…)

Vous vous souvenez de la réaction des protagonistes des Goonies, film culte des années 1980 s’il en est un, alors qu’ils découvrent le trésor de Willy le Borgne? Eh bien, lorsque l’on entre dans l’entrepôt de 13 000 pieds carrés, on a assurément la même réaction : un mélange d’émerveillement et d’excitation.

Sauf qu’ici, on peut trouver bien plus que des pièces d’or. C’est le royaume des farfouilleurs, bricoleurs et chercheurs d’objets usagés de toutes sortes, l’endroit rêvé pour les transformateurs de vieux meubles en pièces rétro tout à fait uniques.

Chercher une aiguille… et repartir avec la botte de foin.

À notre arrivée, Jean-Marc Moreau, dit «le bras droit» du propriétaire Stéphane Tremblay, dit «le boss», nous accueille chaleureusement. Si l’on cherche quelque chose en particulier, mieux vaut passer par lui d’abord, parce qu’il est facile de s’y perdre parmi toutes les rangées d’articles, parfois empilés jusqu’au plafond.

Quoique s’y perdre n’est pas une mauvaise chose en soi. C’est ainsi, qu’en plus des cinq pots de fleurs qu’on voulait dénicher au départ, on est ressorti avec un porte-magazine blanc en bois plutôt vintage, de même qu’un superbe coffre bleu jadis utilisé comme boîte de son pour un vieux système stéréo.

Du boulon à la commode antique.

L’inventaire de l’entrepôt est la définition même du mot éclectique. On s’y promène rangée après rangée, à grand coup de «Ils ont même ça!», sous le regard impassible du chat Minoune, mascotte de l’endroit. On y a vu, entre autres, de vieux pianos, des équipements de sport de tout type, des raquettes au toboggan et des vieux vinyles, sans compter d’innombrables jeux de société qui n’étaient déjà plus des nouveautés dans les années 80.

Vous avez toujours voulu une chapelle dans votre salon? Sachez que l’autel Saint-Joseph, démantelé de l’église du même nom, y est aussi mis en vente, avec bancs d’église originaux datant de 1862, quand même.

Une conscience sociale et écologique.

Doublé d’une mission sociale et environnementale, ARTÉ gère aussi les centres de réemploi des 7 écocentres de la ville de Montréal au grand complet. Du nouveau stock arrive donc par camion pratiquement toutes les semaines. Les articles ainsi récupérés sont transportés à l’entrepôt, où ils sont triés et classés pour être revendus à bas prix.

Ne nous leurrons pas: ici, il n’y a pas uniquement des objets de collection! Toutefois, même si l’on retrouve certains objets du quotidien, comme une simple lampe de chevet IKEA, on contribue en même temps à stopper le cycle incessant de la consommation, en réemployant un article tout à fait en état de fonctionner, et ce à une fraction du prix de vente original.

L’organisme embauche également des employés référés par L’Arrimage, un organisme sans but lucratif offrant un service d’aide à l’emploi aux personnes ayant des problèmes de santé mentale.

Un décor de cinéma.

On n’est pas les seuls à trouver l’endroit inspirant. La communauté cinématographique, théâtrale et télévisuelle d’ici et d’ailleurs a aussi flairé la bonne affaire pour concevoir les décors de ses productions. À cet effet, bon nombre d’articles ne sont offerts qu’à la location, comme de vieux téléviseurs des années 1970.

Parmi leurs clients, ils comptent entre autres les artisans de Polytechnique, Gerry, Omerta, Frisson des collines, 19-2, Yamaska, Les rescapés, Maison Blanche et X-Men.

Véritable caverne d’Ali Baba, ARTÉ est une entreprise tout indiquée pour le Sud-Ouest ; elle alimente de nombreux artistes, designers, photographes et accessoiristes dont regorge le quartier.

http://decouvrez.gcaimmobilier.com/2015/08/14/arte-coffre-aux-tresors-de-griffintown/

 

ARTÉ : caverne d’Ali Baba dans Griffintown

Denise Dorval, Vues sur la Bourgogne, été 2015

Lorsque nous devons faire un achat nécessaire et que nous avons peu de moyens, il faut trouver des façons simples, efficaces et valorisantes pour dénicher ce que nous cherchons. L’Artisan du Renouveau et de la Transformation Écologique (ARTÉ) veut contribuer à la création de solutions face aux problèmes financiers auxquels tous peuvent être confrontés.

ARTÉ est une entreprise indépendante mandatée par la ville de Montréal pour gérer les centres du réemploi des écocentres et revaloriser les objets réutilisables. Elle a une mission : récupérer, recycler, revaloriser au service de la communauté. Œuvrant depuis 2007, elle est d’abord située jusqu’à son déménagement dans Griffintown en 2014.

Stéphane Tremblay, qui en est le fondateur et gestionnaire, définit son travail ainsi : il est valorisateur. Il ne se trompe pas car il a créé une caverne d’Ali Baba où l’on peut trouver le trésor que l’on cherche. Sa mission est à la fois sociale, économique et environnementale. Il réalise ses engagements grâce à la récupération et la revalorisation d’objets et leur revente à bas prix, créant ainsi de nombreux emplois.

Un immense choix est à votre disposition : meubles, vélos, quincaillerie, jeux électroniques, et encore plus. Vous y trouverez aussi du matériel d’artiste à prix très avantageux, aussi disponible en location. À chacun sa découverte!

Veuillez noter que nous ne vendons pas de matériel d’artiste neuf, mais les artistes qui créent leurs oeuvres avec des matériaux récupérés y trouveront leur compte. Nous avons aussi un grand choix de cadres usagés de tous styles et formats. Pour ce qui est de la location, nous avons un espace réservé qui s’adresse surtout aux professionnels, pour la photo , le théâtre, la télévision et le cinéma. Plus de détails ici.

 

ARTÉ : MARCHÉ AUX PUCES

Louis-Philippe Messier, 24 HEURES, lundi 6 juillet 2015

Voici une adresse aussi intéressante que méconnue dans Griffintown et que je suis très heureux d’avoir trouvée. Dans un ancien entrepôt des supermarchés Steinberg se retrouvent plusieurs dizaines de milliers d’articles usagés, mais toujours fonctionnels, dont des antiquités, certaines très intéressantes, et relativement très abordables si l’on compare avec les prix des antiquaires de la rue Notre-Dame, par exemple. ARTÉ est l’acronyme pour «artisans du renouveau de la transformation écologique». Ce point de chute des sept écocentres montréalais est une «caverne d’Alibaba» pour les amoureux des vieilles choses.

 

Stéphane Tremblay et ARTÉ, de la brocante au renouveau

Par Perrine Piat, Quartierducanal.com,

Entrer chez ARTÉ et découvrir l’entrepôt de Stéphane Tremblay, c’est mettre les deux pieds dans une indéfinissable caverne d’Ali Baba. Sur 10 000 pi2, bibelots, antiquités, bois de construction, gadgets et quincaillerie s’entremêlent et au milieu, sollicité de toutes parts, Stéphane Tremblay ne s’arrête jamais d’être en mouvement.

Barbe de trois jours, Stéphane arbore un sourire communicatif. Son contact est facile, les liens se nouent rapidement et on embarque dans son univers. Son regard semble émerveillé par chaque objet et ses yeux sont ceux d’un enfant qui se promènerait dans les rayons d’un magasin pendant les fêtes.

Stéphane, à la sortie de ses études, travaille dans le domaine de la mode. Créatif, et manuel, il œuvre comme designer patronniste. Il rejoint ensuite des amis dans une boutique de décoration où il aime à restaurer des meubles. Enfin, il décide de prendre des cours au RÉSO pour devenir jeune entrepreneur. C’est sur le terrain, chez Provigo puis Canadian Tire, que Stéphane apprend le métier de gérant.

Quand il a lancé ARTÉ (Artisan du Renouveau et de la Transformation Écologique) il y a huit ans, Stéphane ne pensait pas que ça deviendrait aussi gros.

D’abord gérant d’un écocentre à Montréal, il en récupère un autre puis un autre, jusqu’à gérer les sept aujourd’hui. Ne pouvant tout faire seul, Stéphane s’est entouré d’une équipe de quatorze employés, pour la plupart en réinsertion : « je les aide à revenir sur le chemin du travail avec ce job pas trop demandant, ils attendent le stock, ils font du tri » explique Stéphane en souriant.

Dans les cabanes de réemploi de chaque écocentre, Stéphane et son équipe récupèrent tout ce qui est encore en état de marche, chaque appareil est testé. Enfin, dans son immense marché aux puces aux mille merveilles, Stéphane revend les objets au tiers du prix de leur véritable valeur.

Ainsi donc, Stéphane a démarré son entreprise en 2007, dans un petit local de 500 pi2, travaillant souvent dehors et dans le froid. Et puis son activité a grandi, il a donc trouvé une place de 5000 pi2, puis en 2012, il a emménagé rue Saint-Ferdinand.

Essor du Sud-Ouest ou malheureux hasard, le propriétaire de Stéphane a vendu ce terrain pour construire des condos. Ainsi donc Stéphane et sa caverne d’Ali Baba ont déménagé en janvier dans leur nouvel espace de 20.000 pi2, au 290 Murray, au cœur de Griffintown.

Même si la perspective de ce déménagement peut être stressante (le dernier déménagement de ces milliers d’objets avait pris un mois et demi), Stéphane est très heureux d’avoir un espace propice aux projets. Et qui plus est, ARTÉ est le seul et dernier grand magasin à rayons de Griffintown, de quoi être fier.

Depuis son arrivée à Montréal, Stéphane est resté dans le Sud-Ouest, dans la Petite-Bourgogne. « J’aime être proche du canal de Lachine, du marché Atwater. Je viens de la campagne, j’avais besoin d’espace mais on est juste à coté du centre-ville. Dans mon quartier, je connais presque tout le monde. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours aimé le Sud-Ouest ».

Bien sûr Stéphane a vu le quartier changer, se transformer, évoluer. Le champ dans lequel il faisait courir son chien est aujourd’hui un immense building à condos et il est loin le temps où, il y a presque quinze ans, des personnes se faisaient descendre dans sa rue.

Stéphane a également assisté à l’augmentation du prix des condos et des maisons de ville, multipliés par dix en dix ans. Mais cela n’a pas vraiment d’incidence sur son activité et puis sa vie aujourd’hui, tout son temps, c’est Arté et ses trésors.

Depuis toujours, Stéphane vit parmi les objets, les meubles, son père adorant ramasser. « Mon père apportait des choses dans les vidanges et ma mère me disait toujours « va avec ton père parce qu’il va apporter un voyage mais il va revenir avec deux », c’est comme ça que j’ai commencé » se souvient Stéphane en souriant.

La récupération et le réemploi font partis de l’enfance de Stéphane : « j’ai grandi vers Saguenay – Lac Saint-Jean, pas comme à la ville. On n’avait pas l’habitude de jeter, j’ai toujours été habitué à ramasser et à donner une seconde vie aux choses ».

Gardien du passé avec tous ces objets qui traversent le temps, Stéphane est aussi un talentueux créateur d’avenir. Il vend, il loue, il donne et il aide à la création. Comme cette peintre que je rencontre dans l’entrepôt et qui réalise des œuvres en 3D avec les objets de Stéphane. Une collaboration artistique, la créativité sous toutes ses coutures.

Même si Stéphane n’a aucune idée du nombre d’objets qu’il détient, il les connaît tous par cœur, sans aide informatique : « je touche une fois un objet et je sais où il est ».

Je me demande, à propos, comment peut-on définir son métier. Valoriste, c’est le titre officiel de Stéphane pour la ville. « On est porte-parole ou porte étendard du réemploi dans la ville. Nous, on est dans la capacité d’émettre la valeur d’un objet. La marchandise qu’on récupère est disparate mais après huit années de recherches et de comparaisons, on est capable de dater un item. On est des brocanteurs de choses qui peuvent être réutilisées » m’explique Jean-Marc, bras droit de Stéphane.

En plus de vendre ses objets, Stéphane les propose à la location aux sociétés de productions, aux théâtres, etc. On les a ainsi vu dans Les Rescapés, X-Men, Miroir Miroir ; ils passent régulièrement dans « Sauvez les meubles ! » à la télé, et dans la revue Décormag. Ces locations permettent à Stéphane de garder certaines pièces qu’il affectionne particulièrement sans avoir à les vendre. Soit parce qu’elles sont rares, soit parce qu’on lui a confié, soit parce qu’elles lui rappellent des souvenirs, des émotions.

Ce qu’il y a d’extraordinaire dans l’activité de Stéphane, c’est qu’elle n’est pas soumise à la mode. Impossible d’anticiper, Stéphane récupère simplement ce que les gens laissent. Et sa clientèle d’habitués, comme les nouveaux clients sont toujours au rendez-vous. Enfin, Stéphane Tremblay a la main tendue et le cœur grand, il lui arrive régulièrement de donner à ceux qui en ont le plus besoin, à des œuvres caritatives, à des milieux communautaires. C’est ainsi par exemple qu’il donne des livres à l’Hôpital de Verdun, lequel  les met en ventes pour récolter des fonds.

Stéphane est proche de l’humain, à l’écoute, sensible. Il prône le renouveau, travaille à la transformation par le biais d’artistes et surtout, sensibilise ses concitoyens à l’écologie. Suite au déménagement à Griffintown, ce sont des projets en nombre qui prennent vie. Stéphane et Jean-Marc aimeraient avoir un endroit réservé aux objets disponibles à la location et puis pourquoi pas un studio photos.

Stéphane a aussi l’idée de créer un atelier pour redonner vie aux choses et donc pourquoi pas une ARTÉ Boutique pour vendre ses objets, ou même donner des cours de rembourrage ou de faux-finis. Son esprit artistique et son âme de créateur n’ont pas de limite. Et puis, il aimerait que tout ça donne le goût au monde de récupérer les meubles, de faire du réemploi, d’avoir une démarche écologique.

Côtoyer Stéphane et ses objets n’avaient vraiment rien de poussiéreux, au contraire, cet Ali Baba moderne, ses projets et ses valeurs donnent envie de s’inscrire dans l’avenir.

 

 

Cédric Vieno, The Collection of Marie-Claire (Daniel Lanois). Vidéoclip tourné chez ARTÉ.

 

 

ARTÉ, une caverne d’Ali Baba vouée au réemploi et au recyclage

Par Anne-Marie Yvon, Radio-Canada International

Lundi 8 septembre, 2014

Vous cherchez à meubler votre maison à petit prix? Vous êtes un immigrant et il vous manque de tout ?  Vous êtes pour le réemploi? Ou, plus simplement, vous aimez fouiller et faire de belles trouvailles?

Il existe à Montréal un antre digne d’une caverne d’Ali Baba.  Fondé en 2007, ARTÉ pour Artisan du Renouveau et de la Transformation Écologique, ouvre son premier magasin-entrepôt pour gérer les centres du réemploi des écocentres de la ville de Montréal (les écocentres permettent aux citoyens de se départir de leurs biens réutilisables en bon état) et pour revaloriser les objets réutilisables.

Une mission à la fois sociale, économique et environnementale.

Et les affaires marchent bien puisqu’ARTÉ a dû déménager à deux reprises depuis pour loger des milliers d’articles, revendus à prix d’aubaine.

Comme quoi les temps changent !

http://www.rcinet.ca/fr/2014/09/08/arte-une-caverne-dali-baba-vouee-au-reemploi-et-au-recyclage/

 

De bons filons dans les ordures

Isabelle Ducas, La Presse Affaires dans La Presse +, dimanche 29 juin 2014

Un fauteuil de cuir marron à peine usé et super confortable. Un pupitre en pin presque neuf. Une base pour sofa-lit en bois, à laquelle il suffit d’ajouter un futon. Une table ronde avec rallonge, dont les pattes peuvent être solidifiées facilement… Voici quelques exemples de meubles que l’on peut trouver dans les rues de Montréal en cette saison des déménagements.

Pour peu qu’on soit prêt à y mettre un peu de temps, d’huile de coude et d’imagination, pour voir le potentiel de certaines pièces qui peuvent être transformées et réparées, il est possible de se meubler gratuitement de A à Z en magasinant sur les trottoirs et en cueillant les objets dont d’autres n’ont plus besoin.

Avec un peu de chance, vous pourriez même mettre la main sur des antiquités de grande valeur, des pièces de collection ou des toiles de peintres reconnus.

« C’est hallucinant les choses magnifiques que l’on peut trouver », souligne Jean-Marc Moreau, gestionnaire d’ARTÉ (Artisan du renouveau et de la transformation écologique), entreprise chargée de revendre les objets réutilisables qui aboutissent aux écocentres de la ville de Montréal . M. Moreau a déjà vu passer une aquarelle signée par un peintre connu, d’une valeur de 3000 $, et une figurine de collection en porcelaine, valant plus de 1000 $, en plus de nombreuses antiquités en bon état, de tous les styles et toutes les époques.

« Comme le style vintage est à la mode, certains meubles sont recherchés. Beaucoup de gens aiment aussi retaper de vieilles pièces et créer des objets uniques »,  ajoute M. Moreau.

AUGMENTATION DE LA RÉUTILISATION

Divers types de clientèles s’intéressent aux trésors dont certains se débarrassent : les plus démunis, ou ceux qui ne veulent pas dépenser pour se meubler, les écolos adeptes du réemploi, les passionnés de décoration et les ferrailleurs, qui revendent le métal.

« Avant, c’était mal vu de ramasser des choses aux déchets, mais c’est maintenant devenu in. Les gens n’ont pas peur de s’en vanter, parce que ça a une connotation environnementale », mentionne Patrick Girouard, propriétaire de De tout pour tout, à Terrebonne, qui récupère et transforme des meubles et autres objets pour les revendre.

Les citoyens qui se débarrassent de leurs objets superflus sont eux-mêmes plus nombreux à s’assurer qu’ils puissent servir à d’autres, soit en allant les porter aux écocentres de la ville de Montréal, en appelant un organisme de réemploi qui peut aller les chercher à domicile ou en les offrant dans la section des objets gratuits sur les sites de petites annonces.

Les écocentres ont recueilli trois fois plus d’objets réutilisables ce printemps, comparativement à l’année dernière.

« On a recueilli 3000 kg de marchandises en mai à l’écocentre de Rivière-des-Prairies, comparativement à 800 kg en mai 2013 », précise Jean-Marc Moreau, d’ARTÉ.

Même ceux qui les déposent sur le trottoir prennent parfois certaines précautions, en y affichant une note indiquant qu’ils sont exempts de punaises ou en les recouvrant d’une toile de plastique pour les protéger de la pluie.

Il y a cependant des choses qui trouvent rarement preneurs. « Les meubles en mélamine jaunie qui gondole parce qu’ils ont pris l’humidité, ça n’intéresse personne », dit M. Moreau.

Les grosses télés, même encore fonctionnelles, restent aussi au bord du chemin, malheureusement destinées au dépotoir. « Maintenant, tout le monde veut des écrans plats, note-t-il. Même quand c’est gratuit, si c’est un ancien modèle de télé, les gens n’en veulent pas. » Les seuls qui s’y intéressent sont les ferrailleurs, qui les cassent pour en sortir les composantes métalliques, qu’ils revendront.

Les matelas et autres meubles rembourrés sont aussi délaissés, à cause des risques d’infestation par les punaises. Même les organismes de réemploi ne les prennent pas.

Des punaises peuvent aussi se cacher dans les meubles en bois et autres matériaux, mais les bestioles et leurs oeufs sont alors plus faciles à détecter, en examinant les interstices. En cas de doute, si l’objet n’est pas trop volumineux, on peut le placer dans un sac-poubelle foncé, qu’on laisse en plein soleil, suggère Patrick Girouard « La chaleur tuera les oeufs, dit-il. En hiver, on peut laisser le meuble à l’extérieur par temps très froid pendant quelques jours.»

© 2014 La Presse inc., une filiale de Gesca. Tous droits réservés.

Veuillez noter que les communiqués au bas de cette page mentionnent l’ancienne adresse de l’entrepôt à St-Henri, nous sommes maintenant établis à Griffintown.


ARTÉ,le secret le mieux gardé du Sud-Ouest… pour l’instant

François Nadeau, Le Messager Week-End, 26 mai 2013

http://www.myvirtualpaper.com/doc/messager-week-end/mswe20130502/2013050101/26.html#26

 

 

Communiqué

Pour diffusion immédiate

GRANDE VENTE-DÉBARRAS AU BÉNÉFICE DE LAC-MÉGANTIC

MONTRÉAL, le 15 juillet 2013─ Vanessa Sicotte, l’animatrice de l’émission Sauvez les Meubles, organise une grande vente-débarras au bénéfice des gens de Lac-Mégantic.

«Ma cachette est pleine pleine! Je dois faire de la place. Pour cette raison, j’ai décidé d’organiser une grande vente de garage samedi le 20 juillet prochain, chez ARTÉ, de 9h à 16h.

«Au menu? Des meubles et accessoires vintage à ne plus savoir quoi en faire! C’est une petite exagération, mais disons qu’il y en aura un cube de déménagement plein.  Je remettrai les bénéfices de la vente pour aider les gens de Lac-Mégantic.» , déclare l’animatrice.

Chez ARTÉ, nous tenons nous aussi à exprimer notre solidarité avec les sinistrés, en remettant 50 % des ventes de la journée du 20 juillet au «fonds Soutien Lac-Mégantic» de la Croix-Rouge.

ARTÉ est situé au 325 A, rue Saint-Ferdinand, H4C 2S6, à Saint-Henri. Pour information ─ Tél : 514-419-1661, www.arte-montreal.com

L’entrepôt du réemploi ARTÉ est le seul endroit où les citoyens peuvent racheter les objets réutilisables collectés dans les centres du réemploi des écocentres de la ville de Montréal.

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Communiqué

ARTE

Pour diffusion immédiate

ARTE l’entrepôt du réemploi déménage à Saint-Henri

MONTRÉAL, le 6 février 2013─ ARTE est une entreprise indépendante mandatée par la ville de Montréal pour gérer les centres de réemploi des écocentres et revaloriser les objets réutilisables. ARTE a choisi de s’installer à Saint-Henri car l’entreprise est déjà bien établie dans le Sud-Ouest et voulait rester dans l’arrondissement quand elle a été obligée de déménager.

Jusqu’au mois de décembre dernier, l’entrepôt ARTE était situé rue Dunn à Côte Saint-Paul, à proximité de l’écocentre du Sud-Ouest. Le déménagement était devenu nécessaire, car le bâtiment de la rue Dunn sera bientôt démoli, pour faire place aux nouveaux garages municipaux qui y seront relocalisés dans le cadre de la reconstruction de l’échangeur Turcot.

Les centres de réemploi des écocentres de la ville de Montréal permettent aux citoyens de se départir de leurs biens réutilisables en bon état afin de leur donner une seconde vie. Comme il n’y a pas de vente sur place dans les écocentres, les articles récupérés sont transportés à l’entrepôt ARTE, où ils sont triés et classés pour être revendus à prix d’aubaine.

On y trouve, selon les arrivages : des articles de décoration, antiquités, articles de sport, jouets, jeux, livres, disques, CD, outils manuels, mobilier, électroménagers, etc., ainsi que certains matériaux de construction et rénovation.

Les centres de réemploi des écocentres de la ville de Montréal sont ouverts du 15 avril au 14 octobre et sont fermés durant l’hiver, à l’exception du centre LaSalle qui est ouvert à l’année. Mais, les citoyens qui le désirent sont invités à apporter leurs biens réutilisables tout au long de l’année à l’entrepôt ARTE, aux heures d’ouverture.

L’entrepôt est ouvert au public du lundi au samedi de 10 h. à 17 h.30. www.arte-montreal.com Tél : 514-419-1661

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